Consommation d’espaces naturels et agricoles
Le PLUi fonde l’évaluation des besoins en
terrains à bâtir sur l’extrapolation de la croissance démographique passée, or
cette dernière est elle-même largement la conséquence des possibilités de
construire antérieures dues à une libération très accommodante de terrains à
bâtir. Se baser sur ces chiffres revient donc poursuivre, sans véritable
volonté de régulation, cette gestion peu soucieuse de consommation d’espace.
Le projet de PLU intercommunal était porteur
d’espoir et laissait présager une régulation coordonnée et solidaire du
développement entre toutes les communes du territoire. Or nous constatons que
les projets d’ouverture à l’urbanisation sont toujours planifiés au niveau
communal et qu’au vu du PLUi les communes de la frange littorale continueront à
capter une grande part du développement. Ce qui vient en contradiction avec la
volonté de revitaliser le nord du territoire et d’en réduire le nombre de
locaux vacants.
Selon le PADD « Lutter
contre la dégradation des paysages apparait comme un objectif structurant du
Pays de Quimperlé, car cette altération nuit à son image, ses cadres de vies et
son attractivité ». La multiplication inconséquente des projets de lotissement
dans la frange littorale vient en contradiction avec cet objectif. Nous
demandons donc que la réduction de la consommation d’espace soit beaucoup plus
significative et principalement dans ces communes du littoral qui ont déjà
souffert d’une urbanisation excessive.
Clôtures
Les clôtures sont les premiers éléments
visibles depuis l’espace public. Elles participent grandement à la qualité du
paysage ou, au contraire, à sa dégradation. L’un des objectifs du PADD de
Quimperlé Communauté est de « lutter contre la dégradation des
paysages ». Le PLUi doit donc accorder aux clôtures une attention
particulière et, pour une intégration harmonieuse, il doit différencier leur
traitement selon leur localisation en espace urbain ou en espace naturel.
Nous demandons donc que le projet distingue
deux secteurs, les zones U d’une part, les zones A et N d’autre part.
Clôtures en zone U
A l’exception des centres-bourgs, la qualité
de nos paysages urbanisés réside principalement dans la très forte empreinte
végétale et dans l’existence de clôtures préservant l’ouverture vers
l’extérieur. Ceci doit être préservé. Il convient donc de limiter la hauteur
des clôtures et particulièrement celles des murs de parpaings enduits monochrome
qui transforment les rues en couloirs aveugles et impersonnels et créent un
effet visuel d’enfermement et d’exclusion. L’utilisation du parpaing enduit
devrait être limité à la réalisation de partie basse de clôture (mur-bahut)
d’une hauteur maximum de 80 cm.
La clôture ci-dessous, illégale au regard des
PLU existants, deviendrait légale au regard du PLUi en projet. Il faut
imaginer l’aspect désastreux de ce genre de réalisation reproduit sur toute la
longueur et de chaque côté d’une rue.
D’autre part de nombreuses zone U ne sont en
réalité que des secteurs d’urbanisation diffuse (Lande-Lothan à Riec-sur-Bélon,
par exemple). Ils ont en grande partie conservé un caractère rural et naturel. Ce
genre de réalisation y seraient dévastateur.
Clôtures en zone A et N
Les clôtures sont pratiquement absentes de
l’espace rural breton. Les dérives récentes que constituent les murs de parpaings
enduits (construits illégalement pour la plupart) ou les clôtures industrielles
ou maçonnées, s’inscrivent en contraste violent dans les paysages naturels, ils
les artificialisent et leur font perdre leur caractère authentique.
Le mur ci-dessous (construction illégale au
regard des règlements actuels) a détruit l’harmonie de ce paysage rural. Il
deviendrait pourtant légal au regard du projet de PLUi.
Le PLUi stipule, exclusivement pour les zones
U : « Les clôtures marquant la limite avec l’espace
agricole et naturel seront végétales et éventuellement doublées d’un
grillage. Des clôtures constituées d’éléments naturels pourront également être
tolérés comme des murs en pierre ». Il est paradoxal que les clôtures
situées, non pas en limite, mais au sein même de ces espaces agricoles et
naturels, ne soient pas soumises aux mêmes règles.
Selon le PLUi, chaque parcelle de cet habitat diffus
pourrait ainsi être close par une clôture de 1,60 m à 1,80 m de haut,
voir par un mur de parpaing. Le mitage déjà conséquent des paysages en serait
considérablement aggravé.
Le paragraphe du PLUi, « Une harmonie
sera recherchée avec les clôtures éventuellement existantes dans le voisinage
proche, sauf si celles-ci dégradent le paysage urbain », n’est pas
adapté aux zones A et U et n’est d’aucune garantie. En outre, les clôtures
maçonnées ne sont jamais en harmonie avec les paysages naturels, à fortiori
celles de parpaing.
En conséquence nous demandons, qu’en zone A
et N, il ne soit autorisé que les clôtures végétales, les talus ou
les murets de pierres naturelles, à l’exclusion de toutes clôtures maçonnées
et, à fortiori, des murs de parpaings enduits, fausses pierres etc.
Le paysage boisé ci-dessous a été
irrémédiablement défiguré par cette clôture illégale. Une réalisation
comparable serait pourtant légale au regard du nouveau PLUi.
Inscription des haies talus au titre de l’article L 151-23 du
CU
La chambre d’agriculture du Finistère remarque
que les haies et talus des zones U ne sont pas pris en compte de manière
satisfaisante. Cette remarque est justifiée, nous constatons en effet que, si
pour ces zones l’inscription des haies et talus n’est pas totalement absente,
elle est cependant très lacunaire. Ces zones urbanisées et principalement
celles situées en dehors des bourgs ont souvent conservé leur maillage de haies
et talus, réservoirs de biodiversité. Il convient de le préserver par une
inscription rigoureuse au PLUi.
Exemple de Lande Lothan à
Riec-sur-Bélon :
Observations ponctuelles de Rivière et Bocage
Inventaire des arbres remarquables
Le chêne de Kériquel à Riec-sur-Bélon n’est
pas répertorié. Nous demandons son inscription à l’inventaire.
Port du Bélon
Sollicité pour avis par Quimperlé Communauté,
la commune de Riec-sur-Bélon a émis l’avis suivant :
« Le SCoT approuvé le 19 décembre 2017
identifie les secteurs des ports de Bélon et Rosbras comme "centralités
secondaires" ce qui leur permet d'accueillir éventuellement de nouveaux
commerces. Ces secteurs à fort intérêt pourraient en effet connaître un
développement futur (mais mesuré et forcément dans un local existant compte
tenu de la loi Littoral) même si aucun projet précis n'est connu à ce jour.
Aussi le zonage devra être adapté en conséquence. »
Le port du Bélon est situé au cœur d’une zone
naturelle inscrite, d’un espace boisé classé et dans le périmètre de
protection du site classé du château de Bélon. Une grande partie du bâti est
situé sur le domaine public maritime. Ce site n’est donc pas approprié au
développement d’activités commerciales. Nous tenons, en outre, à ce qu’il garde
sa vocation ostréicole, activité qui fonde la renommée de Riec-sur-Bélon.
Nous demandons donc que la nature ostréicole
ou naturelle des lieux soit préservée.
Zones humides
Riec-sur-Bélon
La zone humide de la parcelle YN 134 se
prolonge sur la parcelle YN 75 en limite de la YN 124 et jusqu’à l’anse de
Porscouric.
Espaces boisés classés
Riec-sur-Bélon
Le boisement classé de la parcelle YN 103 à doit
être étendu jusqu’à l’angle de la parcelle YN 63. (Voir ci-dessous)
Moëlan-sur-Mer
Les parcelles AO 10, AO 253 et AO 254, au
Croaziou devraient être en zone NL et non AL et être classées en espace boisé..
Zonage
Moëlan-sur-Mer
La zone 1AU de Kersell dont l’objectif de
densité est de 28 lgts/ha semble totalement déraisonnable au regard de son
emplacement et des objectifs du PADD. Elle est en contradiction avec ce dernier,
tant pour son objectif de protection des paysages que pour celui de la réduction
des consommations énergétiques liées aux transports. De telles densité
d’urbanisation ne sont souhaitables, et compatibles avec le PADD, qu’à
proximité des centre-bourgs correctement dotés en commerces et équipements (sportifs,
culturels, scolaires…)
Il apparait d’autre part que les accès
routiers du secteur sont totalement inappropriés aux trafics routiers
qu’induirait ce projet. En conséquence nous demandons le maintien de cette
coupure verte ou, à défaut, la réduction importante de la densité envisagée.
Moëlan-sur-Mer
Les parcelles CH 376, 377 et 169 à Kerguipp
constituent un espace boisé. Elles ne doivent pas être classées en zone U et
leur destination d’hébergement hôtelier et touristique doit être supprimée. Le
fait qu’elles soient classées en U au PLU existant ne peut venir en
justification. L’occupation d’espace lié au tourisme de cette partie de Moëlan
est déjà considérable (3 campings ou parc résidentiel de loisirs, multiple
résidences secondaires). Nous demandons qu’elle ne soit pas accrue.
De même et pour les mêmes raisons nous nous opposons à
l’emplacement réservé N° 59 destiné aux camping-cars, qui de surcroît vient en
extension d’une urbanisation linéaire qui ne devrait pas être étendue (Voir
ci-dessous).
Inscription des haies talus
Riec-sur-Bélon
La servitude de passage du GR 34 emprunte un
des rares chemins creux épargnés par le remembrement. Il n’est
qu’incomplètement représenté au plan (parcelle YL 211). Un deuxième talus doit
être porté au plan dans la partie sud du tracé.